Human rights and the baby market

Les droits de l’homme à l’épreuve de la marchandisation de l’enfant

Human rights and the baby market

Brussels recently hosted the European fair for having children through gestational surrogacy organized by the surrogacy group Men Having Babies. At the same time, the Council of Europe has just rejected a very controversial resolution to promote and regulate this practice.

Surrogacy in BelgiumThe Council of Europe rejected this resolution in order to protect children’s rights, which are violated or severely threatened by surrogacy. How can we explain such a discrepancy between the European institution protecting human rights and the situation in Belgium? How is it possible that this commercial surrogacy fair took place in Belgium when there is an undeniable consensus among politicians, civil society and the public to ban the practice?The Council of Europe understands that surrogacy is always commercial, something which it seems has not yet been realized in Belgium. Indeed altruistic surrogacy is nothing more than a different marketing package to sell commercial surrogacy in a way that is more consistent with consumers’ views.By creating a legal framework for so-called altruistic surrogacy, we actually create a grey zone in which a surrogacy market can easily develop. This is what we see today in Belgium where the surrogacy industry is trying to take advantage of a legal loophole to organize events promoting the exploitation of women and the commercialization of children, blatantly contradicting many international treaties.

How can we explain the inaction of Madame de Sutter (Rapporteur of the resolution rejected at the Council of Europe) and other Belgian politicians, female and male, in relation to the holding of three baby markets in Brussels during the past year? How come, despite the shown opposition to commercial surrogacy, these politicians have not taken action to prevent the celebration of these events?

Les droits de l’homme à l’épreuve de la marchandisation de l’enfant

Bruxelles viens d’accueillir la foire européenne des bébés nés au moyen des techniques de gestation par autrui (GPA) organisée par “Men Having babies”; au même moment, le Conseil de l’Europe vient de rejeter une résolution très controversée qui visait à promouvoir et encadrer cette pratique.

Surrogacy in BelgiumLe Conseil de l’Europe a rejeté cette résolution avec le souci de protéger les droits des enfants qui sont violés voire rudement mis à l’épreuve par la pratique de la GPA. Comment peut-on expliquer un tel décalage entre l’institution européenne de défense des droits de l’homme et la situation en Belgique? Comment est-il possible que ce salon de la GPA commerciale puisse avoir lieu en Belgique alors qu’il y a indéniablement un consensus au sein de la classe politique, de la société civile et de la population pour l’interdire?

Le Conseil de l’Europe a compris que la GPA est toujours commerciale, une chose qu’il semble ne pas avoir encore été assimilée en Belgique. En effet, la GPA altruiste n’est rien d’autre qu’un emballage marketing différent pour nous vendre la GPA commerciale de façon plus adaptée aux idées du consommateur.

En créant un cadre légal pour la GPA soi-disant altruiste, nous créons en réalité une zone d’ombre dans laquelle un marché de la GPA peut facilement se développer. C’est ce que nous voyons aujourd’hui en Belgique où l’industrie de la GPA est en train de profiter d’un vide juridique pour organiser des événements de promotion de l’exploitation des femmes et de marchandisation de l’enfant, en flagrante contradiction avec plusieurs traités internationaux.

Comment expliquer l’inaction de Madame de Sutter (rapporteure pour la résolution rejetée au Conseil de l’Europe) et des autres femmes et hommes politiques belges par rapport à l’organisation à Bruxelles de trois marchés aux bébés pendant la dernière année. Comment malgré leur opposition affichée à la GPA commerciale, ces politiques n’ont-ils pas agi pour interdire la tenue de ces événements ?

L’explication est simple. Leur opposition à la GPA commerciale n’est que de façade., Leur stratégie est de laisser ces salons commerciaux avoir lieu pour pouvoir défendre une législation encadrant une GPA soi-disant altruiste ou éthique, ce qui ouvrirait la voie au marché de la maternité de substitution.

J’aimerais tellement me tromper et croire que nous sommes tous unis dans le combat contre ce business d’exploitation! Mais pourtant Madame de Sutter ainsi que d’autres politiciens soutenant des positions semblables ont déjà eu plusieurs opportunités pour montrer par des faits leur opposition et à chaque fois ils ont laissé passé l’opportunité laissant se dérouler en totale impunité des marchés à bébés dans la capitale de notre pays.

Written by Antoine Mellado Director of advoacy of World Youth Alliance Europe